Le conseil de Bidoui
Pour que vous ne lisiez pas Bidoui à l'envers! ce qui pourrait le chagriner,
cliquez sur Liste pages et vous pourrez lire ses aventures dans l'ordre de sa respiration...
Prenez votre temps...
Les aventures du Soldat Bidoui
Bidoui et le
reste
Bidoui peut venir chez vous, si vous le lui demandez....pour vous faire passer un moment...
Le chant de la Libération(appelé aussi Le chant des partisans)
http://www.fncv.com/biblio/musiques/chants_39-45/chant_partisans/index.html
C'est nous les
Africains
Le déserteur de et par Boris
Vian
http://mascara.p-rubira.com/africains.htm
Chez nous soyez
reine : http://romaaeterna.jp/augustin/aug1013.html
Le Blog est en construction: Vous
pouvez, pour les textes déjà publiés, cliquer sur Liste page qui donne l'ordre de lecture des textes, ou sur Liste
alphabétique, si vous voulez retrouver rapidement un texte. ...Bonne
lecture...
Il y a actuellement 40406 personnes connectées à Over-Blog dont 3 sur ce blog
Cela fait
minutes et
secondes que vous êtes
sur cette page.
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
Pour que vous ne lisiez pas Bidoui à l'envers! ce qui pourrait le chagriner,
cliquez sur Liste pages et vous pourrez lire ses aventures dans l'ordre de sa respiration...
Prenez votre temps...
Quand Bidoui a fait son service militaire, il a découvert qu’il existait deux races très différentes : les militaires et les civils, et bien sûr que les meilleurs, et de loin, c’étaient les militaires : il vous en reparlera …
Quand il était plus petit et à l’école primaire, on lui avait fait apprendre et réciter par cœur que sur la terre il y avait quatre sortes de races (quatre races de races) : Les racistes ça n’existait pas encore, sauf que tout le monde l’était mais tout le monde ne le savait pas qu’il l’était: c’est un peu comme le peuple élu dont on lui a parlé plus tard, mais là le Bon Dieu, comme on disait, avait choisi son peuple à la majorité absolue, vu que c’était lui qui décidait de tout et que le suffrage universel n’avait pas encore été inventé … !
Tout le monde savait que la race blanche c’était la meilleure, vu qu’on était de race blanche et que ceux qui avaient inventé les races c’étaient les blancs, parce qu’ils étaient les plus savants et qu’il avaient même des chapeaux de paille et des parapluies et Bidoui se demande s’il doit mettre un s à parapluie, parce que ça sert pour pas se mouiller quand il pleut…
Les quatre races connues alors :
La race blanche,
La race noire,
La race rouge,
et La race jaune.
On parlait aussi des gens de couleur, quand on était compatissant envers les autres races, et Bidoui en a conclu que le blanc n’était donc pas une couleur ! C’est vrai qu’il a appris plus tard que le blanc était composé de toutes les autres couleurs, et que sans elles, il ne serait rien qu’une pauvre couleur délavée…
Il vous faut savoir aussi qu’à l’école primaire on parlait aussi des Parisiens : ces gens-là habitaient Paris, nous on disait « à Paris » parce qu’on habite quelque part et non quelque-chose, en tout cas c’était ce qu’on disait, et pour nous on se comprenait : on parlait le français de chez nous et pas celui de Paris , et aussi d’entendre parler parigot ça nous faisait bien rire… mais pourtant à la radio et maintenant que depuis longtemps déjà on a la télé, même si la TNT c’est pas pour demain encore, pourtant tous ces gens qui parlent à Paris parlent à peu près comme nous et pas comme les parigots qu’on a pu connaître, ils parlent peut-être un peu mieux que nous mais pas guère mieux et on les comprend bien même s’ils mangent quelques syllabes, ce qui fait que les alexandrins n’en sont plus et que la betterave devient la bêt’ rav’ ce qui ne dérange en rien les lapins qu’ils soient de chez nous ou de Paris, et pareil pour les betteraves … (1)
La race rouge, Bidoui connaissait : c’étaient les Indiens des livres et des films, mais comme les films qu’il avait pu voir étaient en noir et blanc, la couleur manquait un peu ! Il y avait des blancs comme lui, qui parfois devenaient tout rouges, mais ce n’était que dans certaines occasions désagréables et Bidoui n’a jamais pu savoir de quelle couleur devenaient ceux des autres races, quand ils devenaient tout rouges … ça aurait pu faire de l’orange pour les jaunes, du rouge foncé pour les rouges pâles, mais c’était les blancs que les Peaux-Rouges traitaient de visages pâles, et pour les noirs comment faire pour devenir rouge, ou alors rouge-brique mais alors une brique bien cuite plutôt cramée comme on disait chez Bidoui.
Les jaunes, c’étaient les chinois (plus tard il a entendu parler du péril jaune, mais il n’a jamais vu de chinois bien jaunes : d’ailleurs quand ils se disputaient, Bidoui et son frère ou leurs copains se traitaient de Chinois verts, comme quoi les goûts et les couleurs sont très variables…)
Pour le noir, Bidoui se faisait une idée plus précise, surtout pour la couleur. Pour la race noire, à part la boîte où il y avait un Noir qui s’appelait « Y a bon Banania », Bidoui n’avait jamais vu de vrai Noir, ni d’Indien, ni de Chinois non plus. En plus, c’était seulement une image, et Bidoui n’était pas du tout sûr que ce noir existe (existât), car il se demandait où il aurait bien pu trouver cette boîte de Banania.
Il savait comment c’était le noir : Sa grand-mère, son arrière grand-mère et surtout beaucoup de blanches espagnoles qu’il connaissait étaient habillées en noir, de la tête aux pieds, et même sur la tête, quand elles mettaient une sorte de foulard tout troué et bien noir : remarquez qu’à la messe, il y avait beaucoup de dames blanches et pas espagnoles qui mettaient aussi ces choses sur la tête. (Bidoui n’a jamais bien compris pourquoi elles avaient froid à la tête à l’église, alors que lui, il était obligé d’enlever son béret, et qu’il n’avait pas froid à la tête : il aura froid plus tard quand il aura perdu ses cheveux à cause de l’hérédité on lui a dit (il faudra regarder dans le dictionnaire) avant, il était tout aussi héréditaire et il avait des cheveux : ça fait partie des mystères, mais pas encore des miracles…
Le curé et le vicaire, Monsieur l’Abbé, qui était fort sympathique, Bidoui l’aimait bien car il lui faisait le catéchisme, il était même venu le voir un jour qu’il était malade, et le patronage et avec lui on faisait des sorties et des grands jeux formidables. Il nous avait même une fois amenés à la ferme de ses parents et on avait eu droit à de la fouace, qu’ils avaient faite eux-mêmes et à du lait qu’ils avaient directement sorti de la vache mais pas du frigo parce que personne n’avait de frigo.
Bidoui avait de loin préféré la fouace au lait tiède qui venait de la vache.
Le curé et le vicaire eux aussi étaient habillés en noir avec de grandes soutanes avec une multitude de boutons sur le devant et Monsieur le Curé portait en plus un chapeau carré que Bidoui trouvait très élégant, surtout que personne n’en avait un comme lui !
Tous les garçons et les filles de mon âge aurait pu dire Bidoui, portaient un tablier avec des boutons, mais ce qui a longtemps intrigué Bidoui, c’était de savoir si
Monsieur le Curé et Monsieur l’Abbé étaient des garçons ou des filles ? en effet leurs soutanes avaient les boutons devant comme les tabliers
des filles, alors que les tabliers de Bidoui, quand il était petit, se boutonnaient derrière, et personne n’avait jamais vu les pantalons de Monsieur
le Curé ni de Monsieur l’Abbé !!!
Bidoui eut assez vite l’occasion de parfaire ses connaissances, car ce furent les filles (plus grandes) qui préférèrent Monsieur l’Abbé aux autres filles, et, à cette époque, ça voulait dire que Monsieur l’Abbé était un homme. Et Bidoui était très content que les filles aiment l’Abbé, et que l’Abbé aime les filles, parce que l’Abbé il était très sympa.
Et si les prêtres ils peuvent pas se marier et si les femmes elles peuvent pas devenir prêtres, tout ça c’est à cause de l’Eglise et peut-être même à cause du Pape à lui tout seul…qui est infaillible, même quand il se trompe !!!
Bidoui se disait que Monsieur le Curé et Monsieur l’Abbé, ils devaient être bien ennuyés pour courir ou sauter, et pour faire beaucoup d’autres choses, à cause de leurs soutanes, et aussi pour s’habiller et se déshabiller, il leur fallait sûrement beaucoup de temps… et une penderie bien haute, pour que leurs vêtements ne traînent pas par terre, et à la messe, ils mettaient encore d’autres beaux habits par dessus, et ça faisait finalement beaucoup de choses sur le dos d’un même homme !, mais d’un autre côté, c’était commode pour les reconnaître de loin, comme les gendarmes aussi, et en plus on leur avait coupé les cheveux sur le haut du crâne et ça leur faisait comme une tonsure, qu’il emportaient partout avec eux, et comme Bidoui avait demandé pourquoi on leur coupait pas les cheveux partout comme à lui, on lui avait répondu que c’était pour les empêcher de se déshabiller avant d’aller promener n’importe où, et que comme ça on savait qu’ils étaient des homme d’église, et qu’ils n’avaient pas le droit d’aller partout sans leur soutane, mais Bidoui ne comprenait pas très bien pourquoi, et il se disait aussi qu’ils n’avaient qu’à porter un chapeau, comme c’était la mode, ou un béret, comme l’Abbé Pierre, et que comme ça personne ne pouvait savoir que c’était un curé qui avait pas mis sa soutane… !!!
Bidoui a depuis appris que l’habit ne fait pas le moine, et aussi que le moine n’en a cure, et qu’un moine ça prouvait aussi servir à chauffer son lit, mais pas n’importe quel moine, bien sûr…
Bidoui, lui, mettait une brique chaude dans son lit, qui avait chauffé sur la cuisinière, enveloppée dans un journal, venue des Tuileries Bories qui étaient sur place, bien au milieu, et quand il rentrait dans son lit, il la poussait avec les pieds, et comme ça, il avait le derrière et les pieds bien chauds, parce qu’il n’avait pas de moine sous la main et que la brique restait chaude, tandis que le moine n’aurait pu rester dans le lit : il ne servait qu’à réchauffer le lit avant, et c’était comme une bassinoire, mais on ne pouvait pas coucher avec son moine !!!
1 - A Paris, il y a les Parisiens et ailleurs c’est la Province qui est peuplée de Provinciaux : ça fait un peu plouc, surtout quand on sait que la France n’ a presque plus de « pauvres paysans ». http://www.dailymotion.com/channel/fun/video/x50v33_clip-sketch-fernand-raynaudle-paysa_fun?from=rss
Nous on dit pas pareil : Nous on habite en France, on est des Français et pas des Provinciaux et Paris, c’est seulement la capitale de la France et pas plus !!! et si c’est la Capitale, ce n’est pas la peine de se vanter, parce que c’est parce qu’il y a d’autres endroits en France : on ne peut pas être la capitale de rien du tout !!!
C’est un peu comme Dieu, avant qu’il ait créé le monde : il était Dieu de quoi et de qui ?
N’oubliez pas votre commentaire à c.bidoui@free.fr