Le conseil de Bidoui
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Les aventures du Soldat Bidoui
Bidoui et le
reste
Bidoui peut venir chez vous, si vous le lui demandez....pour vous faire passer un moment...
Le chant de la Libération(appelé aussi Le chant des partisans)
http://www.fncv.com/biblio/musiques/chants_39-45/chant_partisans/index.html
C'est nous les
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Le déserteur de et par Boris
Vian
http://mascara.p-rubira.com/africains.htm
Chez nous soyez
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Pour que vous ne lisiez pas Bidoui à l'envers! ce qui pourrait le chagriner,
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Le SOLDAT BIDOUI
Lorsqu’il est né, la soldat Bidoui ne savait pas encore qu’il serait soldat … Il
est né un dimanche matin et il a longtemps cru qu’il était donc né pour se reposer et aussi pour aller à la messe le dimanche matin et aux vêpres,
l’après-midi, comme ça se faisait beaucoup à ce moment-là.
Quelques mécréants, bien sûr, mais peu nombreux,
sans doute par peur du « candiraton », (excusez Bidoui, mais il n’a pas encore appris l’orthographe) pour la plupart, se dispensaient de
ces activités bien réglées.
Bidoui allait
aux offices parce que sa mère l’y envoyait avec son frère qui était bien plus grand que lui, surtout quand il était petit Bidoui.
Malheureusement pour lui, Bidoui bien que né un dimanche, était né à sept heures du matin, ce qui est tout de même un comble
pour quelqu’un qui croyait pouvoir se reposer sans être fatigué et ne rien faire, au lieu d’aller chanter des cantiques.
En plus, comme il était né le sept novembre, il a su plus tard que c’était le jour anniversaire de la révolution russe, mais que cette révolution s’appelait la révolution d’octobre !!, ce qui a commencé à lui faire toucher du doigt les complications de la vie..
(Remarquez qu’on ne le voyait jamais à la
première messe, celle du matin, où se retrouvaient les insomniaques ou ceux qui avaient aussi autre chose à faire ce jour-là ou qui devaient aller en quelque part…)
En fait, c’était rare, du moins chez Bidoui, d’aller en quelque part le dimanche : il n’avait pas de quelque part où aller. En
plus, on se déplaçait à pied ou à bicyclette mais Bidoui n’avait pas de bicyclette et quand sa mère le transportait sur le porte-bagages du vélo de son grand-père, qui avait des freins anglais, (
le vélo ), il n’était pas heureux du tout, car il ne pouvait pas vraiment profiter de la promenade ni regarder autour de lui le paysage et les gens que l’on pouvait croiser,… on ne dépassait
jamais personne … : même si Bidoui ne pesait pas beaucoup, sa mère non plus à cette époque, ce vélo n’avançait pas tout seul et les côtes le rebutaient: il fallait mettre pied à terre et,
comme le cavalier descendu de sa monture, sa mère (celle de Bidoui) prenait l’engin par le guidon, de ses deux mains, ce qui l’obligeait à se casser comme un Y (i grec , Bidoui s’est toujours
demandé pourquoi ce i était grec, et pas l’autre) pour guider sa monture, tandis que lui, il poussait le vélo d’une main et de l’autre, il tenait le
pauvre coussin de chiffons sur lequel il était assis auparavant.
Ce coussin avait pour rôle de le protéger de la morsure des fers plats du porte-bagages que ces diables d’Anglais, pensait
Bidoui, avaient fait exprès de placer verticalement et non horizontalement, pour lui entamer les fesses en particulier à chaque ornière de la route, ce qui lui gâtait tout le plaisir qu’il aurait
pu prendre à la promenade.
Monsieur Macadam ne s’était pas encore étalé sur toutes les routes et chemins de France. La France alors
appartenait aux Français ! Notez bien que si on allait au village voisin ou à la ville proche, on était déjà devenu un étranger et Bidoui se
rendit compte, plus tard, que dès qu’on sortait de chez soi, on devenait mystérieusement un étranger…Bidoui, au cours de sa carrière a même été traité d’ « étranger à la commune et même
au canton » et c’est pas une blague… il en rigole encore.
N’oubliez pas votre commentaire à c.bidoui@free.fr